Emploi des jeunes
Emploi des jeunes : contrat CDI
Le constat
La France est en retard sur l’emploi des jeunes. Et ce n’est pas une opinion, ce sont des chiffres.
Moins de 35 % des moins de 25 ans travaillent en France, contre plus de 50 % en Allemagne et 75 % aux Pays-Bas.
Si on faisait aussi bien que l’Allemagne, 1,3 million de jeunes de plus seraient en emploi.
Le chômage des jeunes reste structurellement plus élevé que celui du reste de la population.
Pourquoi le sujet est urgent
Le chômage des jeunes est le grand angle mort du débat public depuis des années.
Derrière les statistiques, il y a des parcours cassés, de la précarité, du déclassement.
Un jeune sans qualification met en moyenne près de trois ans à accéder à un CDI.
Ne pas agir, c’est accepter une fracture durable entre générations.
Clarifions les choses
Le MEDEF n’a pas présenté de propositions clés en main, mais des pistes de réflexion.
Ce document sert à nourrir le dialogue entre partenaires sociaux, pas à imposer une solution.
Nous avons volontairement posé le débat de façon collective et exploratoire.
L’objectif, c’est d’ouvrir le débat, pas de le fermer.
Ce que font nos voisins
Regarder ce qui se fait ailleurs, ce n’est pas copier, c’est s’inspirer.
L’Allemagne et l’Italie ont réformé leur marché du travail des jeunes avec des résultats concrets.
Les comparaisons internationales servent à élargir le champ des possibles, pas à importer des modèles.
En France
Aujourd’hui, 90 % des embauches de jeunes se font en CDD ou en intérim.
Le CDI est devenu l’exception pour les jeunes peu qualifiés.
La vraie question, c’est comment transformer des contrats courts en emplois durables.
Sur la piste du CDI adapté / période d’essai
Ce qui est mis en débat, c’est un échange gagnant-gagnant.
Plus de visibilité pour l’employeur, mais un CDI dès l’embauche pour le jeune.
Et avec une contrepartie claire : un engagement de formation dans l’entreprise.
On est très loin du CPE : le périmètre est ciblé, encadré, et discuté collectivement.
Sur la rémunération / le coût du travail
Le coût du travail est une vraie barrière à l’entrée pour les jeunes sans qualification.
La France a un SMIC élevé et des cotisations importantes : c’est un fait.
D’autres dispositifs existent déjà, comme l’alternance, avec des rémunérations différenciées.
La question posée, c’est : comment lever temporairement les freins tout en garantissant la progression salariale ?
Au fond, pourquoi, nous parlons de ce sujet
Ne rien questionner aujourd’hui serait une forme de renoncement.
« Nous assumons d’alimenter la réflexion collective, sans préempter les conclusions. »
L’emploi des jeunes mérite mieux que des postures idéologiques.
L’avenir de notre jeunesse, c’est l’avenir du pays.
Emploi des jeunes : hausse du chômage
Remontée du chômage qui éloigne du plein emploi
Le taux de chômage atteint 7,9 % fin 2025, en hausse de 0,2 point sur un trimestre et de 0,6 point sur un an. Cette progression représente 56 000 chômeurs supplémentaires en trois mois, soit 2,5 millions de personnes au total.
Malgré les progrès réalisés depuis 2017, ces chiffres confirment que l’objectif de plein-emploi ne sera pas atteint sous le quinquennat d’Emmanuel Macron.
Le chômage reste inférieur à son pic de 2015, mais il se situe à son plus haut niveau depuis 2021, signalant un retournement de tendance.
La simplification
Les jeunes, premières victimes du retournement
Le chômage des 15-24 ans bondit de 2,4 points en un trimestre, pour atteindre 21,5 %, alors qu’il baisse chez les 25-49 ans et reste stable chez les plus de 50 ans.
Cette hausse est significative : 126 000 jeunes chômeurs supplémentaires sur un an.
Elle confirme que les jeunes restent les plus exposés en période de ralentissement économique.
Inquiétude autour des NEET
La part des 15-29 ans ni en emploi, ni en formation, ni en études atteint 12,9 %, en hausse sur le trimestre et sur l’année.
Cette évolution relance le débat sur les politiques d’insertion professionnelle.
Elle souligne un risque de décrochage durable pour une fraction de la jeunesse, d’où l’urgence à trouver des solutions. C’est le sens des pistes de travail que le Medef a mis sur la table afin d’ouvrir le dialogue avec les autres partenaires sociaux